Nouvelles du réseau

Coopératives éphémères, origine et évolutions

2014 et en 2015, le réseau des coopératives d’activités et d’entrepreneurs Pollen-Scop et Natura-Scop ont proposé à des jeunes (18-25 ans) de tester l’entreprenariat coopératif le temps de l’été.
L’objectif est qu’ils expérimentent le travail coopératif et qu’ils gagnent en autonomie grâce à la création d’activité.
Groupe Coop Eph 2015 (1) (1)La coopérative éphémère : objectifs et mise en oeuvre

Une coopérative éphémère regroupe 6 à 10 jeunes de 18 à 25 ans, entrepreneurs coopérateurs le temps de l’été. Ils sont rattachés à l’entreprise coopérative Pollen-Scop juridiquement et comptablement grâce à un CAPE (contrat d’appui au projet d’entreprise).

Les jeunes coopérateurs proposent des prestations de services de tout ordre : du « petit boulot » auprès de particuliers et de commerçants (lavage de vitrines, déménagement…) au contrat pour une entreprise en lien avec des compétences particulières (conception de site internet, traduction, etc.).

De mai à juin, ils se réunissent cinq samedis et suivent une formation pour acquérir des compétences en gestion (devis, facture, frais), décider des règles de fonctionnement de leur coopérative, faire une étude de marché et démarcher des clients potentiels. Ils gèrent ensuite leur activité collectivement : devis, facturation, répartition du travail et des revenus, etc.

En juillet et août 2015, ils continuent le démarchage et réalisent des prestations auprès de particuliers, d’entreprises, d’associations et de collectivités. A la fin de l’été, ils se répartissent une rémunération tirée de leur chiffre d’affaires.

Le but des coopérateurs n’est pas de dégager un revenu élevé (le temps non facturé est par définition important en phase de création) mais d’acquérir des compétences, de gagner en confiance et de découvrir le monde économique sous l’angle de la création d’activité. Les jeunes qui ont participé aux créations l’ont fait pour tester l’entrepreneuriat, avoir plus de responsabilité et de diversité des tâches que dans un job d’été « classique », travailler avec d’autres jeunes sous forme coopérative.

Origine et évolution de l’action

Le réseau ITESS regroupe les coopératives d’activités ardéchoises Pollen-Scop et Natura-Scop qui depuis longtemps souhaitent sensibiliser les jeunes à la création d’activité en coopérative. En 2012, Alain Grange, alors gérant de Pollen-Scop, avait découvert au sommet international des coopératives les CJS « coopérative jeunesses de services » . Au Québec, elles existent depuis plus de 20 ans et regroupent 12 à 15 jeunes de 14 à 18 ans le temps des vacances d’été pour créer ensemble et sous forme coopérative leurs jobs d’été. 

Nous nous sommes inspirés de ce projet pour créer les coopératives éphémères. Nous avons cependant fait le choix de cibler de jeunes (18-25 ans) pour que les coopérateurs soient plus autonomes et former des groupes plus restreints (6-10 coopérateurs) pour garantir à chacun une diversité de tâches et mieux se connaître.

Les coopératives éphémères en Drôme Ardèche, 2014 et 2015

Le réseau ITESS a initié et accompagné la création de trois coopératives éphémères :

Bilan de l’action

En tout, une vingtaine de jeunes ont participé à la création de l’une des trois coopératives éphémères et toutes ont atteintes leurs objectifs. Cela confirme l’adéquation entre cette action et nos objectifs : pour un groupe d’une petite dizaine de jeunes, créer une activité économique commune est un bon outil pour gagner en autonomie et expérimenter le travail coopératif.

La plupart des obstacles identifiés pourraient être levés en menant ces actions en partenariat avec des structures mieux identifiées (mission locale, centres sociaux, universités, écoles supérieures…) et sur une autre période de l’année.

Les deux coopératives éphémères 2015 !

En tout ce sont 13 jeunes Ardéchois qui se sont lancés dans l’aventure de l’entrepreneuriat coopératif en 2015 !

Pour la deuxième année, les coopératives d’activités du Réseau ITESS ont proposé à des jeunes adultes de 18 à 25 ans de créer leurs jobs d’été sous forme coopérative. Ensemble, ils ont créé leur offre de services, ont choisi un nom commercial, ont mené une étude de marché, ont démarché des clients potentiels et ont géré collectivement leur activité (devis, facture, etc.).

Suite à l’expérimentation 2014 à Tournon, deux coopératives éphémères ont été créées en 2015 à Annonay et Tournon.

Logo InnovaCoop FINAL HQDans l’agglomération d’Annonay, 5 jeunes entrepreneurs ont créé Innova’Coop.

 

logo presttivalA Tain-Tournon, ce sont 8 jeunes de 18 à 21 ans qui ont créé Presttival, coopérative d’activités estivale. Ils sont intervenu sur Tain-Tournon et Valence et, comme Innova’coop, ils ont proposé des prestations aux entreprises, collectivités, associations et particuliers.

 

 

Est-on plus satisfait de son travail quand on est en Scop ?

Nathalie Magne, doctorante à Lyon 2, a présenté sa thèse sur la qualité de l’emploi en Scop en 180 secondes. En 3 minutes, elle soulève plusieurs questions intéressantes : les écarts de rémunérations sont-ils moindres en Scop ? les inégalités femmes-hommes sont-elles plus faibles ?…

On pourrait rajouter : est-ce que d’autres indicateurs que le salaire et les écarts de salaire peuvent participer à mesurer la satisfaction au travail ? Par exemple : est-ce que le simple fait d’avoir une voix dans la gouvernance de son entreprise rend plus satisfait dans son travail ?

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Ceralep, une Scop drômoise

Une soixantaine de salariés associés ont repris leur entreprise en 2004 à St Vallier dans la Drôme.

Le journaliste a été à la rencontre de ces salariés. Comme dans beaucoup de Scop, il ressort de ces beaux témoignages un sentiment de responsabilité commune, un fonctionnement démocratique avec des prises de décisions collectives, une échelle des salaires réduite (de 1 à 2.5), une plus grande liberté sur l’organisation du temps de travail, l’entraide entre personnes et entre services…

Les salariés semblent avoir le sentiment d’être à leur place, sereins et fiers de leur réussite collective !

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L’entreprenariat en coopérative se développe

Les Coopératives d’Activités et d’Entrepreneurs (CAE) permettent à des entrepreneurs de développer chacun leur activité en déléguant la gestion de la comptabilité et de l’administration à une équipe de permanents. Les CAE proposent un cadre collectif dans lequel les porteurs de projets peuvent tester une activité économique en limitant les risques. Un accompagnement individuel aide au développement de l’activité pour qu’à terme l’entrepreneur en devienne salarié. L’entrepreneur en CAE a l’autonomie d’un travailleur indépendant et bénéficie de la protection sociale des salariés. Environ 160 entrepreneurs ardéchois font aujourd’hui partie d’une coopérative d’activités.

 –    Pollen-Scop, CAE généraliste (services aux particuliers, aux entreprises, formation professionnelle, loisirs, culture, etc)

–          Natura-Scop, spécialisée dans les métiers de l’environnement et de la forêt (paysagisme, élagage…)

–          Cabestan, spécialisée dans les métiers du bâtiment

 

Les SCOP, ces entreprises où les salariés élisent leurs dirigeants

logo-slogan-les-scop-300x300Avec la visite du nouveau ministre de l’économie, Emmanuel Macron, à ACOME, les SCOP ont gagné une certaine visibilité dans les médias aujourd’hui. Et pour une fois, on entend parler des SCOP pour leurs réussites et non pour une reprise d’entreprise en difficulté !

ACOME a été créée en 1932 et se développe depuis sous un statut SCOP. C’est une entreprise de haute technologie qui  gagne régulièrement de nouveaux marchés partout dans le monde (Brésil, Chine…). Avec 1.430 salariés, dont 1.055 associés, l’histoire d’ACOME prouve qu’une entreprise sous statut SCOP peut être au moins aussi performante qu’une entreprise sous un autre statut et opérer aussi dans les domaines industriels, technologiques…

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La coopérative éphémère, l’heure du bilan !

marchéLa coopérative « les PAS des Libellules » s’est réunie pour la dernière fois cette semaine et c’est l’heure du bilan de cette première.

Globalement, les coopératrices ont trouvé leurs rémunérations faibles. Elles sont par contre très satisfaites de ce qu’elles ont appris sur le travail coopératif, la prise de décision collective et la démarche entrepreneuriale (communication, démarchage, devis, relation client…). Par rapport à un job d’été classique, elles ont apprécié d’avoir plus de responsabilités et plus de prise d’initiative. Les coopératrices conseilleraient d’ailleurs l’expérience aux jeunes de leur entourage intéressés par la découverte du travail coopératif et/ou la création d’entreprise.

Les pistes d’amélioration pour une prochaine édition sont multiples et la principale serait un démarrage plus tôt (avril-mai) pour avoir le temps de démarcher plus d’entreprises et de collectivités.

Bonne continuation à Amel, Axelle, Célie, Julie, Léa et Sophie qui partent vers de nouvelles étapes : études dans d’autres villes, création d’une activité de restauration…

Le co-working se développe en Ardèche

Les espaces de co-working ouvrent dans de nombreuses villes. Le concept est simple : des open-space avec des bureaux tout équipés que des travailleurs indépendants et des entrepreneurs peuvent louer à la journée ou au mois. Au-delà de l’avantage d’avoir une solution flexible de bureau, les locataires apprécient de rencontrer d’autres entrepreneurs, d’échanger des idées, d’élargir leurs réseaux. Parfois ce sont des entrepreneurs et indépendants eux-mêmes qui se lancent dans la création de tels lieux pour leurs propres usages.

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Les coopératives : des sociétés où la personne prime sur le capital

« Vous entendez de plus en plus parler dans l’actualité de coopératives, mais savez vous vraiment de quoi il s’agit ? »
Le mouvement français Coop FR propose une animation pour répondre en image à cette question. 
Les valeurs portées par les coopératives ? Démocratie, solidarité, responsabilité, pérennité, transparence, proximité et service. 

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